24.nov. 2006 | Source: Le Messager ©
Paralysie: La Camair n’offre pas de vols
Par Léopold Chendjou
Au moment où nous allions sous presse, les passagers du vol UY 00070 de la Camair attendaient avec impatience, le départ pour Paris, leur destination finale. “ Nous sommes bloqués à Nsimalen depuis hier. Et jusqu’à présent (19h 37mn Ndlr) nous ne savons pas si nous partirons. C’est vrai que nous sommes pris en charge, mais ce n’est pas une raison pour nous maintenir à l’aéroport sans information ” se plaint un journaliste en partance pour Paris dans ce vol. Les passagers du vol UY 00070 ont été contraints de passer plus de vingt-quatre heures au Cameroun, après la panne du Boeing 757-200 parti de Douala pour Paris via Yaoundé dans la nuit de mercredi à jeudi dernier. Une panne de ligne (fuite de carburant) avant son atterrissage à l’aéroport International de Nsimalen. Après cet incident, les responsables de la Camair ont décidé de retourner l’appareil dans les ateliers de Douala pour effectuer des réparations nécessaires. Joint au téléphone par Le Messager, M Etoké de la cellule de communication de la Cameroun Airlines confirme l’incident du Boeing 757-200. “ C’est exact que nous avons connu une petite panne de ligne, c’est un incident qui peut arriver à toutes les compagnies aériennes au monde. Pour le moment, nous nous évertuons à remédier cette situation… ” Même si notre source relativise la gravité de cette panne, il reste que des sources syndicales, l’on affirme ne pas savoir avec exactitude le temps que prendront les réparations.
Le Dja immobilisé
La même source précise que c’est la deuxième fois en une semaine que cet appareil est tombé en panne. “ Il est évident que si à terme l’on ne réussit pas réparer cette panne, nous serons obligés de voir si on peut prendre en location un avion à une compagnie pour rallier Paris. Cela va nous coûter de l’argent, mais on n’a pas le choix ”, soutient un cadre de la Camair.
Toujours de la même source syndicale, l’on apprend que la compagnie aérienne camerounaise aurait pu remédier à cette situation si elle avait à sa disposition son Boeing 767-300 ER baptisé le Dja. Malheureusement, cette appareil serait immobilisé depuis cinq jours à Genève, attendant le retour au bercail de Paul Biya dont on n’a plus de nouvelles depuis sa participation au sommet sino-africain d’il y’a quelques semaines.
C’est donc plusieurs dizaines voire des centaines de millions de Fcfa de perte que la Camair, déjà exsangue financièrement, va enregistrer, du fait de l’indisponibilité du “ Dja ”. Et à côté, c’est le trésor public qui supporte depuis cinq jours les frais d’immobilisation du Dja sur le tarmac d’un aéroport Suisse.
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